Votre photo LinkedIn n’a pas à vous transformer. Elle doit juste vous rendre justice.
- Nolwenn Buvat

- il y a 13 heures
- 3 min de lecture
Je vais dire un truc simple : si vous détestez 90% des photos de vous, vous n’êtes pas “pas photogénique”.
Vous êtes surtout… humain.

Et, détail piquant, l’appareil photo n’a jamais eu pour vocation de flatter qui que ce soit. Il enregistre. Parfois trop bien. Parfois trop mal.
Mon travail, quand je fais un portrait pro, ce n’est pas de vous “améliorer”.
C’est de faire disparaître ce qui parasite, pour que vous apparaissiez enfin clairement, calmement, sans grimace sociale.
1) Un objectif réaliste pour une photo LinkedIn
Oublions la photo “waouh”. Elle vieillit mal, comme les slogans trop sûrs d’eux.
La bonne photo LinkedIn, c’est :
vous êtes reposé “normalement”
vous êtes sérieux, sans être raide
vous êtes accessible, sans être en représentation
vous ressemblez à quelqu’un avec qui on peut travailler
Bref : une photo qui inspire confiance, pas une photo qui demande des excuses.
2) Pourquoi c’est si difficile de se reconnaître en photo
Parce que vous ne vous voyez jamais comme les autres vous voient.
Vous vous voyez en mouvement, avec une intention, une voix, un regard vivant. La photo, elle, coupe tout ça et garde… une milliseconde parfois mal choisie.
C’est pour ça que la plupart des gens s’acharnent sur le mauvais problème (“mon nez”, “mes rides”, “mon menton”).Le vrai sujet, c’est presque toujours :
une lumière qui durcit
une perspective trop proche (souvent du smartphone)
une posture figée
un micro moment pas flatteur
Bonne nouvelle : ce sont des choses réglables. Sans chirurgie, sans mensonge, sans personnalité de remplacement.
3) Les 4 réglages qui changent tout sans vous changer, vous
Je les appelle “les réglages de dignité”. Ils donnent de la tenue à un visage, sans le trahir.
A. Une distance de portrait (pas un selfie déguisé)
Quand c’est trop proche, votre visage se déforme et vous perdez en sérénité.
On recule un peu. On respire. Vous redevenez vous.
B. Une lumière douce, qui raconte “tout va bien”
Pas la lumière blafarde du plafond, ni le clair-obscur dramatique façon interrogatoire.
Une lumière simple : large, douce, légèrement de côté.
Résultat : vous avez l’air présent, pas fatigué.
C. Un cadrage qui dit “je suis là”
Ni trop serré (effet coincé), ni trop large (effet “je suis perdu dans ma vie”).
En général : plan poitrine/épaules, regard clair, posture stable.
D. Une expression qui n’est pas un sourire obligatoire
Je ne vous demanderai jamais de “faire un grand sourire”. C’est le meilleur moyen de fabriquer une grimace.
On vise plutôt : un visage ouvert, un regard franc, une micro-expression vraie.

4) Le test ultime : est-ce que cette photo vous aide ?
Une photo pro n’a qu’une mission : vous faciliter la vie.
Avant de choisir, posez-vous ces trois questions :
Est-ce que je me reconnais ?
Est-ce que j’ai l’air accessible et solide ?
Est-ce que cette photo me donne envie d’assumer ma place ?
Si la réponse est “oui”, c’est gagné. Si la réponse est “bof”, ce n’est pas vous le problème.
C’est juste la photo.
5) Mini checklist
Je ne suis pas photographié à bout de bras.
Mes yeux sont nets et bien éclairés.
Le fond ne raconte pas une autre histoire que la mienne.
Ma tenue est cohérente avec mon métier.
Je ressemble à quelqu’un de fiable, pas à quelqu’un qui se force.
Conclusion
Vous n’avez pas besoin d’une photo “parfaite”. Vous avez besoin d’une photo juste. Et pourquoi pas d'une photographe pour le faire ?
.png)


Commentaires